Comme mon chat / As my cat

Tu es comme mon chat,
tu t'es intéressée à moi
parce que tu es curieuse.
Je t'ai ouvert, tu étais peureuse.
Je t'ai montré ma moindre parcelle,
mais maintenant tu te fais la belle.

Comme mon félin qui n'a plus faim
tu me tournes le dos avec dédain,
tu ondoies avec élégance
vers ta liberté, ton silence,
et vers d'autres endroits,
en tous cas loin de moi.

The sound of silence / Le son du silence

Cian avait beaucoup de mal avec le silence. Il s'en plaignait constamment et parmi toutes ses interprétations possibles, c'était toujours la pire qui s'imposait à son esprit...

L'avenir de l'humanité / Humanity's future

Le projet "Robot's heart" a changé de nom pour devenir "L'avenir de l'humanité" et devrait s'arrêter là, comme ce qu'il représente d'ailleurs.

Robot's heart 1 (projet en cours)

Je pensais avoir eu une idée originale, mais c'est sûrement Matt Dixon et son robot triste qui m'a inconsciemment influencé. Malgré tout voici une première ébauche de "Robot's heart" (Cœur de robot)

Sans toi

Sans toi
c'est possible,
mais c'est moins bien.

Sans toi,
c'est le jour sans pain
le pain sans sel
le gâteau sans cerise
la bière sans bulle
le chocolat sans bras...

Cian est mort

Une dépêche de la WPA nous informe que Cian est décédé dans un accident de la circulation. 



Je te lis

Sur l'écran qui bleuit
Je me relie et je te lis.
Ces mots accumulés
je les fais défiler.

Dans mon île sans Vendredi
l'interligne devient l'interdit
et le silence,
l'absence.

J'attends que tu reviennes
de ta pensée lointaine
où peut-être tu m'oublies
et où le lien déjà faiblit.

Cian : disparition inquiétante

Cian n’a plus donné de nouvelles depuis mardi dernier. La police a ouvert une enquête et lancé un appel à témoins.



Flamme


L'histoire du poème "Flamme" est très mystérieuse. On n'en connaît absolument pas la provenance et là aussi plusieurs légendes se contredisent...

Dilys - Présentation


D'une façon générale les légendes s'accordent à dire que Dilys est la déesse de la sagesse et que parmi ses nombreux pouvoirs, clairvoyance et invisibilité sont souvent mis en avant. Par contre, son rôle dans le Monde de Cian est très controversé...

Dilys - Les interdits


Cian ne savait pas qui était Dilys. Il était sûr que c'était une divinité puisqu'il avait immédiatement subi son pouvoir, le séduire sans même qu'il ne puisse la voir ! Mais il se demandait si elle venait vers lui d'elle-même ou bien si c'était un nouveau plan du Conseil divin. Était-elle le début ou le dénouement ? Toujours est-il qu'il en tomba éperdument amoureux et lui écrivit ce petit poème intitulé "Les interdits" :

La rangée des arbres

Cian parlait moins de sa famille, en particulier de sa fratrie, que du reste. Comme s'il voulait éviter les ombres et la lourdeur d'un lointain passé. Concernant ses frères et sœurs, il m'avait déjà expliqué que les avoir vus, soit s'éloigner, soit carrément disparaître, les uns après les autres lui avait laissé une forme d'amertume teintée de prudence malgré l'affection qu'il éprouvait pour eux. Pourtant un jour, il évoqua deux souvenirs anciens mais précis concernant une de ses sœurs :

"De mes trois sœurs, seule Emsée, la plus jeune, est en vie.

Danger de vie

Un jour Cian eut l'envie de dessiner en mode presque automatique un arlequin qui perd son chapeau. Une drôle d'idée... Pas très beau, le résultat l’interpella quand même et lui inspira un poème qu'il intitula "Danger de vie".

Je perds mon chapeau d'arlequin
mais c'est le vent capricieux,
pas le souffle de la guerre,
qui vient déranger ma vie. 

Oh je me soigne vraiment bien
et même quand je serai vieux,
on m'enlèvera mes petits cancers,
je vais bien ménager ma vie.

Minuscule - Ce que ne savent pas les muses

Ce que ne savent pas les muses,
quand je les ennuie,
qu'il faut qu'elles me fuient,
ne me trouvant plus assez d'excuses,

parce que je suis trop moi-même,
trop fou, trop enfant,
ou bien trop présent,
ou que je crois trop qu'elles m'aiment,

ce que les muses ne savent donc pas,
c'est que rien ne compense
leur insupportable absence.
La nature ne comble pas ce vide-là.

La nuit d'Osiris

Issue de nouveaux cauchemars qu'il avait faits, Cian me confia l'impression qu'il en avait. Il me dit que certaines de ses amies avaient, sans le savoir, autant de pouvoir que la déesse Isis et cela lui avait inspiré le poème étrange que voici et dans lequel il est Osiris :

Un amour sans fin - Image 21 - La honte

Ce dessin est le dernier de la série "Un amour sans fin" que je publie dans le cadre de ce blog pour ne pas dévoiler la fin de l'histoire. J'espère la publier en entier sous la forme d'une vraie bande dessinée.

Un amour sans fin - Image 18 - Le désespoir


Pour réaliser ce dessin j'ai complètement copié l'attitude et l'émotion d'une petite fille rescapée de la guerre à Falloujah en Irak et qui m'avait déjà inspiré un texte (Le sourire assassiné). J'y pense souvent et c'est un hommage sincère et honteux que je lui rends.

Afin de ne pas complètement dévoiler l'histoire de "Un amour sans fin" tant qu'elle n'est pas définitivement achevée, je ne publierai plus toutes les images.

Un amour sans fin - Images 12-13-14

"Tiens, c'est pour toi !" Elle s'arrête, un peu surprise, prend le dessin en souriant et le regarde quelques secondes.

La plage

Cian me raconta une balade au bord de la mer avec Boann, sa compagne. Un moment troublant qui ne lui permit pas de trouver la sérénité escomptée. Il semblait inquiet, persuadé que la maladie rôdait autour de lui. Il m'en parla ainsi :

"Bien que j'aime y aller, c'est étrange comme l'atmosphère de la plage hors saison me ramène souvent à l'idée de la mort. Boann, elle, évoque plutôt la mélancolie. C'est peut-être dû à l'immensité de la mer, insondable, infatigable; au bruit des vagues, lancinant et hypnotique, qui atténue tout, semble tout mettre à distance; au vent qui porte et emporte les voix, les aboiements, les cris des enfants et des goélands. Je m'y enfonce lentement comme dans des sables mouvants, avec une sensation d'impuissance et de doux écœurement.

Pas fâchée

Il fallut près d'un mois à Cian pour traverser un long tunnel qu'il me décrivit lui-même comme une période de "gris actif" pendant laquelle il s'occupait de paperasse, de rendez-vous, de choses dites sérieuses, mais complètement dénuées de sensations, d'émotions et de sincérité. Il n'était réceptif à rien, et son art s'était évanoui.

"Comment imaginer des voiles si aucun vent ne souffle ?" me dit-il en ce temps détestable. Il en voulait à tout le monde, retrouvant une agressivité oubliée, se coupait de tous, semblant renoncer à tout ce qui l'animait vraiment...

Un amour sans fin - Image 4

"Quand il est certain d'avoir fini, sachant que sa mère n'est pas dans la maison, il se précipite vers la porte d'entrée..."

Comment les artistes représentent la dépression / How artists represent depression

Un jour Cian avait tenté de donner une image de ses crises en utilisant la chute comme comparaison, mais il se rendait compte que ce parallèle était peu satisfaisant, trop simplificateur. Comment expliquer mieux la complexité vécue de la dépression ?

Mise à jour : 12/01/2018

La chute au ralenti

Un jour, Cian me confia cette conversation qu'il avait eu avec Boann, sa femme.

Elle lui posa très gentiment et très sincèrement cette question : "Quand tu es en crise et que... tu songes à la mort, est-ce que l'idée que tes enfants et moi-même nous t'aimons n'est pas... suffisante pour repousser cette pensée ? Imagines-tu la peine que tu nous ferais si tu disparaissais ?"

Cian hésita longtemps avant de répondre calmement :

Un amour sans fin - images 2 et 3


"Il s'applique en pensant à sa mère et au plaisir qu'elle aura en recevant ce dessin. Il est rempli d'espoir aussi, puisque tout ce qu'il espère en retour c'est ce dont il a besoin, de l'amour et de la reconnaissance."

Un amour sans fin - 3 (détail)

Voici, dans le cadre de "Un amour sans fin" une partie de la troisième image que je ne vais pas tarder à publier.

Un amour sans fin - image 1


Un jour Cian me confia une histoire qui me bouleversa, un cauchemar éveillé qui avait envahi sa réalité et dont il peinait à sortir. Il me la raconta simplement, avec beaucoup d'émotion, et lorsqu'il eut fini, je décidai de la transcrire sous forme de dessins car en plus des mots, Cian m'avait transmis des images que je ne souhaitais pas garder pour moi; il me semblait y avoir quelque chose d'universel dans ce récit.

Voici donc "Un amour sans fin"...

Je m'aime - Moi non plus

"Je m'aime - Moi non plus" est un tableau numérique qui au départ était simplement un exercice sur la façon de "travailler" la peau avec les personnages de DAZ Studio. Petit à petit, ça a pris de la profondeur et finalement c'est devenu une oeuvre techniquement fouillée et chargée de sens qui a sa place dans le monde selon Cian.

La lettre au Père Noël

Comme presque tous les enfants, Cian aimait dessiner. Noël était bien sûr l'occasion d'écrire au Père Noël, malgré les doutes, et aussi de représenter les jouets tant espérés.

Exalté

Il faut hurler son bonheur
à tue-tête et à toute heure
et tant pis pour les jaloux
qui croupissent en dessous,

Ecrire de somptueux poèmes
qui racontent combien on aime,
Tracer de fabuleux dessins
à faire blêmir tous les saints,

Chanter l'inaltérable amitié
à travers l'univers entier,
Sculpter à jamais la pure beauté
afin que nul ne puisse en douter.

Christian Dehais
Poèmes du monde selon Cian

Souvenirs de Noël

Alors que nous discutions de Noël et de son aspect franchement mercantile, qui n'est pas nouveau mais qui semble s'aggraver, Cian m'a parlé de ses souvenirs, lorsqu'il avait 6 ou 7 ans et qu'il avait encore un peu de mal à ne plus croire au Père Noël.

Cliona : première apparition

Le Monde de Cian s'agrandit encore du point de vue de la représentation des personnages : après ceux de Shana, Cian et Eridan, voici apparaître le visage de Cliona !

Tu es le goût de la vie - Vue d'en haut

On est toujours dans le "making of" de l'illustration du poème "Tu es le goût de la vie". C'est la même scène issue de DAZ Studio, d'un point de vue plongeant, et sans les objets rajoutés par la suite avec Gimp. J'ai quand même rajouté quelques coups de brosse sous Gimp.

Shana dit non !


Pour les besoins de la nouvelle illustration du poème "Tu es le goût de la vie", j'ai eu l'idée de créer un mug amusant représentant l'humeur de Shana avant qu'elle n'ait bu sa première tasse de café.

Tu es le goût de la vie

Tu es mon café
ma tasse de thé,
ma camomille
à la vanille,

mon verre de coca,
mon verre de vodka.
Tu me donnes goût,
et tu me rends saoul.

La sécheresse

Sécheresse des émotions et des sentiments qui morcelle l'esprit, le fracture et l'éparpille.

Happy Halloween !

A l'occasion d'Halloween, je me suis encore entraîné avec DAZ Studio et Gimp autour du thème du clown un peu plus qu'inquiétant.



L'homme en feu

Bizarre association de gestes et d'idées,
j'ai vu caché dans les nuages
d'un ciel que j'avais photographié,
un homme ou plutôt son visage.

Malgré le risque que j'avais deviné,
j'ai voulu fouiller l'image
la forcer, lui faire avouer
qui était ce sinistre personnage.

Pour cela j'ai dû patiemment utiliser
contraste, noir et blanc et autres trucages :
en fait, le malheureux était en train de brûler
de désir ou peut-être de rage...

Je ne sais vraiment pas quoi penser
de ce drôle de message
que le hasard ou le ciel m'a envoyé :
est-ce un délire ou un présage ?

Est-ce que ce monde est sérieux ?

"Est-ce que ce monde est sérieux ?"

Cette photocomposition assez complexe, à voir en grand donc, est inspirée du "Cri" d'Edvard Munch. C'est une réponse aux personnes qui auraient préféré que je dénonce des atrocités plus graves que la corrida. 
Je crains malheureusement que n'importe lequel d'entre nous ne puisse que hurler son impuissance à rendre ce monde meilleur, tout comme Eridan ici.

L'échange

L'échange

J'veux pas que tu partes comm' ça,
J'veux pas que tu meures déjà.

On t'a donné une gueule d'ange,
mais on t'a pas appris à voler,
alors tu te noies dans les mélanges.

What next ? Bientôt le week-end !

Cette image est la collision entre l'apparition d'Eridan qui a une histoire particulière et la photo "Stairway to Heaven". Le tout donne une atmosphère assez angoissante, mais si on regarde de plus près Eridan n'a pas l'air de s'affoler plus que ça. Faisons-lui confiance !

Stairway to heaven

Inlassablement nous érigions
de pathétiques constructions,
à coup de fric et de fouet,
à coup de béton et d'idées,
rêvant d'atteindre un ciel,
paradis nécessaire et artificiel,
peuplé de dieux inventés,
afin de pouvoir oublier
qu'au souffle de nos paroles,
seule la poussière s'envole.

Le visage d'Eridan

Voilà plus d'un an que j'ai commencé Le Monde selon Cian et voici seulement apparaître le visage d'un troisième personnage, celui d'Eridan, fils de Boann et Cian. J'ai beaucoup de mal à rester concentré sur ce travail de fondation et pourtant j'en ai toujours vraiment envie. L'histoire évolue dans ma tête. Aujourd'hui je dois me réjouir du peu que j'arrive à faire, c'est mieux que rien.

Ce premier portrait d'Eridan est réalisé à la manière du film Blade Runner 2049 dont il emprunte quelques éléments de l'affiche, l'arrière plan et la police de caractères. Ce sont toujours DAZ Studio et Gimp qui m'ont permis d'arriver à ce résultat.

Nous sommes tous ronds !

Notre personnalité n'est pas plus plate que ne l'est la Terre. Comme elle, elle est "ronde", plus exactement sphérique, et pour en connaître la globalité, il faut s'accorder le temps et les moyens d'en faire le tour sans jamais pouvoir la considérer dans sa totalité à un instant donné. 

Tous les systèmes de représentation à plat de la Terre sont faux car ils déforment obligatoirement la réalité. Par conséquent, notre personnalité ne peut pas être appréciée d'un seul coup d’œil sans erreur ni omission.

C'est ce qui fait sa richesse et son mystère puisqu'une partie est toujours invisible, mais ce n'est pas toujours la même, et la partie visible est donc changeante aussi.

Première rencontre

C'est une des images de la première rencontre entre Shana et Cian, un essai,  il y en aura d'autres.

Isabelle H.

Dans la salle d'attente les regards se fuient.
C'est un endroit où l'on ne se fait pas d'amis.
Normal, si on est là c'est qu'on a des ennuis,
un peu trop de mots ou bien pas assez d'oubli.